Présentation de la Région de Kaolack PDF Imprimer

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Située entre 14°30’ et 16°30’ de longitude ouest et 13°30’ et 14°30 de latitude nord, la région de Kaolack s’étendait sur 16 010 km2, représentant 14 % du territoire national. Avec le nouveau découpage, la nouvelle région couvre environ 4 927 km2. Elle se situe ainsi entre la zone sahélienne sud et la zone soudanienne nord.

Elle se trouve au cœur du bassin arachidier, et est limitée au nord et à l’ouest par la région de Fatick, à l’est par la nouvelle région de Kaffrine, au nord-est par la région de Diourbel et au sud par la République de Gambie.

Depuis 1984, la région subit sans cesse des morcèlements du fait des découpages administratifs. Elle comprenait un vaste domaine, appelé à l’époque la région du Sine Saloum qui regroupait les actuelles régions de Fatick Kaffrine et Kaolack. La réforme administrative de 2002 l’a scindée en deux entités territoriales, donnant naissance aux régions de Fatick et Kaolack. Aujourd’hui, le décret n°2008-1025 du 10 septembre 2008 fixant le ressort territorial des régions, l’a encore divisé en deux : la région de Kaolack comprenant les départements de Kaolack, Nioro et Guinguinéo, et celle de Kaffrine qui emporte les ex départements de Koungheul et de Kaffrine. Les départements de Kaolack et Nioro restent inchangés ; par contre, le département de Guinguinéo qui est une nouvelle création, est amputé de la région de Fatick.

 

A) Situation éco - géographique

De type soudano-sahélien, le climat de la région se caractérise par des températures moyennes élevées d’avril à juillet (15-18°C à 35-40° C), une saison sèche de novembre à juin/juillet (8 à 9 mois) et une courte saison des pluies (juin/juillet à octobre).

Les précipitations se situent en moyenne entre 800 et 900 mm par an.

Le relief de la région est globalement plat.

Le réseau hydrographique est composé d’eaux de surface : le fleuve Saloum et les deux affluents du fleuve Gambie (Baobolong et Miniminiyang Bolong) et des eaux souterraines.

Elle présente trois types de sols: les sols tropicaux ferrugineux lessivés, les sols hydro morphes et les sols halomorphes.

La végétation est très variée, comprenant une savane arbustive, au nord, une savane au faciès boisé, vers le sud et le sud-est.

La faune est composée : d’animaux sauvages à plumes (terrestres et aquatiques) et à poils.

La zone éco – géographique se subdivise en deux sous – zones.

  • la sous-zone du Vieux Bassin Arachidier, couvrant les trois quarts (3/4) du département de Kaolack. Elle concentre plus de deux tiers (2/3) de la population régionale et cinq (06) forêts classées sur 10. Une longue pratique de mono culture de l’arachide, l’avancée des tannes et la production de charbon ont contribué à la destruction des ressources végétales et à la pauvreté des sols.
  • La sous - zone de polyculture, regroupant tout le département de Nioro et les parties méridionales du département  de Kaolack. Elle possède quatre (04) forêts classées. Plusieurs variétés y sont cultivées et constitue des zones de pâturages pour le bétail.

B) Caractéristiques socioculturelles

L’islam est la principale religion, il est pratiqué par plus de 95% de la population. Le christianisme arrive en deuxième position avec plus de 4% et enfin les animistes qui constituent moins d’1%.

Les ethnies les plus importantes sont : les Wolof (plus de 60%), les Pulaar (près de 20%), les Serrer (environ 10%), les Bambaras, etc.

 

C) Situation socio-économique

Activités agricoles

Elles occupent 75 % de la population et s’adonnent aux cultures : de l’arachide, des pastèques, du niébé, du mil souna, du sorgho, du maïs, du sésame, du riz, du fonio et des cultures maraîchères. Les cultures industrielles ou de rente sont dominées par l’arachide, malgré les difficultés de la filière.

 

Activités pastorales

L’élevage, encore extensif, est constitué de bovins, d’ovins, de caprins, d’équins, de porcins et de volailles. Cependant, les embouches bovine, ovine et l’aviculture se développent.

 

Pêche

Deux types de pêche sont pratiqués dans la région. Il s’agit de la pêche maritime et de la pêche continentale. La pêche maritime produit près de 800 tonnes de poissons, par an et l’essentiel de la consommation régionale provient d’autres régions. Quant à la pêche continentale, pratiquée dans les bolongs et mares de la région, elle a une production négligeable.

 

Exploitation forestière

Les exploitants forestiers produisent du charbon de bois, du bois de chauffe et divers produits de cueillette, comme le pain de singe.

Toutefois, il faut reconnaître que la région est fermée à l’exploitation forestière.

 

Activités industrielles

Le tissu industriel de la région est peu dense, mais satisfaisant par rapport aux autres régions. Il comprend la Société Nationale de Commercialisation des Oléagineux du Sénégal (SONACOS/ Lydiane) devenue aujourd’hui  SUNEOR, produisant de l’huile végétale ainsi que la NOVASEN créée en 1989, de la Nouvelle Société des Salins du Sine Saloum (NSSS).

Il s’est cependant  fortement enrichi suite au rattachement  de la zone industrielle de Kahone à la Région de Kaolack avec la SOTEXKA, la SENSAC, la SENEMBAL, la SODIKA, la SODFITEX et  la Centrale Electrique de Kahone. Toutes ces sociétés à l’exception de la SODFITEX et de la Centrale Electrique de Kahone qui s’est enrichie d’une nouvelle centrale sont aujourd’hui fermées  suite à la forte concurrence des grandes entreprises. La SOTEXKA qui a trouvé un repreneur est en voie de réouverture sous le nom de DOMITEXKA-SALOUM (Domaine Industriel et Textile de Kaolack-Saloum)

L’Industrie Sénégalaise du Cycle (ISENCY), spécialisée dans le montage de bicyclettes et de cyclomoteurs et la Société Africaine de Savonnerie MAHAWA (SASMA) produisant des savons sont aujourd’hui fermées. 

 

Activités industrielles et  artisanales

L’artisanat est très développé dans la région. Il existe une Chambre des Métiers où la plus part des artisans sont inscrits.

Au niveau du marché de Kaolack c’est la fabrication de chaussures à partir des peaux traitées localement ou de produits synthétiques importés.

Il existe aussi un village artisanal à Kaolack où s’exercent différents métiers des métaux précieux, du bois, des textiles (teinture) et des peaux.

Dans le monde rural c’est la poterie avec la production de canaris dans les zones à sols argileux le long du Saloum.

La vannerie et le tissage avec la fabrication de paniers et de  cordages existe  aussi dans la région.

Les trois types d’artisanat (de production, d’art et de service) coexistent et des artisans sont inscrits à la Chambre de métiers de la région.

 

Activités commerciales

C’est l’un des secteurs les plus dynamiques de l’économie régionale. Ce dynamisme date de la colonisation et est lié à la culture de l’arachide.

La situation de carrefour de la région avec un réseau routier partant vers toutes les régions du pays, un chemin de fer dense jusqu’à une période récente (dans le département de Guinguinéo) et un port en demi éteint, avaient fait de Kaolack un centre de collecte (arachide) et de redistribution.

Aujourd’hui, le commerce commence à prendre de nouvelles dimensions avec l’entré en force des clients maliens qui viennent se ravitailler en denrée et surtout en sel dans les ports de Kaolack et Diorhane. Autrement dit, le commerce extérieur est  florissant avec l’appui de ces ports qui sont chargés de commercialiser le sel vers l’extérieur notamment en Congo et en Côte d’Ivoire.


Transports

Le réseau routier long de 1.677 km, est relativement dense et donne à la région une assez grande accessibilité. Le transport ferroviaire dont le réseau n’est pas très important s’’étend sur quelques km, entre Guinguinéo et la frontière avec Kaffrine, quant au transport maritime, en déclin, il est basé sur Diorhane et Lyndiane, les deux  annexes du port de Kaolack.

 

 

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